L’essence de la photographie me permet d’arrêter le temps et de prendre place dans l’espace, pour essayer d’entrée dans une quatrième dimension. C’est une manière de saisir l’essentiel : les accords, les nuances, les rythmes, pour que l’œuvre libère la mélodie de son aura. Je crée des photomontages à la manière de Joseph Albers ou Hans Hartung, pour capter la vibration autre. Mes recherches tendent vers la triangulation dynamique causale, la géométrie non-commutative et la gravité quantique. Le rapport qui s’instaure entre le fond et l’objet, suivant lequel l’œil anticipe, dans une certaine articulation spatio-temporelle d’un champ de vision, pour former un motif. Une partie du champ se détache du reste qui formera le fond de l’abîme donc la quatrième dimension. Alors on pourra appréhender l’œuvre et expliquer quels phénomènes sont perçus en tant que forme, de quelle manière et pour quelle raison. Vasarely disait : « l’élaboration de la perception repose sur le rapport qui s’instaure entre le fond et l’objet. » Cet assemblage consiste à découper les opérations en procédures fonctionnelles, d’abord imprimé, puis présenté en volume pour amplifier les reliefs et les creux, ensuite à une échelle monumentale. L’idée est d’être dans une continuité architectonique, qui se réalisera en sculpture en acier, avec de la lumière, qui nous permettrait de rentrer dans la quatrième dimension, celle qui caractérise les massifs anciens pénéplanés.