ARTICULATION SPATIO-TEMPORELLE

En réponse à un besoin évident, vitale, d’exprimer ma pulsation, ma vision de l’art en photographiant pour trouver l’inspiration. L’appareil est devenu un merveilleux outil pour saisir ce hasard objectif. Établir un système et commencer par la photographie dans l’expression plastique, est un autre axe de réflexion qui me permet de laisser l’œuvre se faire elle-même petit à petit. C’est comme l’élaboration d’une recette de cuisine, c’est un moyen d’expression, un moyen d’aimer, c’est une démarche de don authentique. Pour construire, on doit trouver les bons ingrédients et ensuite les laisser mijoter. Mes photos ne sont pas des constructions patiemment réfléchies, elles sont saisies dans l’instant, c’est-à-dire reconnues intuitivement. Elles semblent par ailleurs, faire écho à la notion de géométrie de l’espace d’une pièce ou d’un objet. Là, commence le grand domaine de la composition. Finalement, la photographie est un art. Où l’esprit est-il le plus sûr ? Au commencement.

L’essence de la photographie me permet d’arrêter le temps et de prendre place dans l’espace, pour essayer d’entrée dans une quatrième dimension. C’est une manière de saisir l’essentiel : les accords, les nuances, les rythmes, pour que l’œuvre libère la mélodie de son aura. Je crée des photomontages à la manière de Joseph Albers ou Hans Hartung, pour capter la vibration autre. Mes recherches tendent vers la triangulation dynamique causale, la géométrie non-commutative et la gravité quantique. Le rapport qui s’instaure entre le fond et l’objet, suivant lequel l’œil anticipe, dans une certaine articulation spatio-temporelle d’un champ de vision, pour former un motif. Une partie du champ se détache du reste qui formera le fond de l’abîme donc la quatrième dimension. Alors on pourra appréhender l’œuvre et expliquer quels phénomènes sont perçus en tant que forme, de quelle manière et pour quelle raison. Vasarely disait : « l’élaboration de la perception repose sur le rapport qui s’instaure entre le fond et l’objet. » Cet assemblage consiste à découper les opérations en procédures fonctionnelles, d’abord imprimé, puis présenté en volume pour amplifier les reliefs et les creux, ensuite à une échelle monumentale. L’idée est d’être dans une continuité architectonique, qui se réalisera en sculpture en acier, avec de la lumière, qui nous permettrait de rentrer dans la quatrième dimension, celle qui caractérise les massifs anciens pénéplanés.

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